Archive de la catégorie «Mal de coeur»

hey

décembre 22, 2007

J’en veux, j’en veux pas, peu importe parce que l’important c’est moi et mes sentiments.

Malheureusement

novembre 26, 2007

Je vis des sentiments interdits pendant la saison des journées tristes 

Le mal

octobre 6, 2007

Ce mal qui existe mais qui n’est pas invité. Qui s’en prend a mon corps. Je ferais n’importe quoi pour ne plus avoir l’impression de vivre des journées entières hors de moi. J’ai plus d’énergie que j’en ai jamais eu, c’est un non sens évident mais c’est mon calvaire. Juste dormir c’est pas possible quand ton cerveau roule à 2000 à l’heure!

Je ne pourrait même pas pleurer tellement je suis déshydratée.  

Je me réveille le matin et je pense que j’ai oublié le bonheur. Mais ca goute encore sur mes lèvres.                      

:’(    :’( … Ahhhh :’(

Aujourd’hui je hais officiellement les pommes

octobre 3, 2007

Aujourd’hui je survivais et mon cerveau fonctionnait quand même.  Comme si rien n’avait existé.

Torture.
“Tu veux en manger? Ha c’est bon, Hum que c’est bon, c’est si bon.”
Comme si les gens étaient vraiment stupides. Inconscients. Comme si j’allais dire oui pour gouter un peu plus à mon malheur pour être certaine, juste pour me rappeler un peu plus que les princes n’existent plus.
Comme si ca venait d’ailleurs et pas de Samedi il était une fois Samedi ce jour ou j’avais un coeur et des pensées positives.

Y’a des larmes en moi qui n’ont pas accès à mes joues. Je les refuse. J’en ai marre. De crier dans le vide, de frapper dans l’espoir, de penser pouvoir réanimer ce qui n’existe plus. 

Je ferais n’importe quoi pour que mon cerveau s’arrête.  Je voudrais être partout sauf dans mon corps. Je le trouve si laid et insensé.

Il y a un corps qui ne m’enlace pas pour vrai et j’embrasse le vide parce que je ne trouve pas de joue. C’est ca maintenant la réalité.  C’est une punission pour avoir vécu au dessus de mes moyens.

Lundi après-midi

octobre 3, 2007

J’ai pris l’autobus et il faisait chaud. C’était une journée parfaite pour pleurer anonymenent avec le tapage dans ma tête. Des guèpes voulaient entrer dans l’autobus mais rien n’est arrivé. Je déteste les guèpes. J’ai toujours peur des guepes. Dans cet autobus il y a des gens que j’ai déjà vu mais je ne les connais pas. Je les déteste quand même. Surtout ceux qui semblent heureux. Je déteste les gens heureux depuis ce matin. Ce matin ou je me suis réveillée avant le cadran et en même temps que la fin. C’était quelques heure avant que je perde mon coeur pour toujours.

Il est parti en voiture mais il ne reviendra pas. Pas cette fois. Plus jamais. il s’est probablement pendu au bout d’une corde de pendu. Peut-être qu’il n’a pas encore suffoqué. Je sais pas et ca m’importe pas.

C’est une journée parfaite pour pleurer des heures entières en reniflant d’inconfort et de honte. Avec une présence illusoire à côté de moi. Un des fantômes de mon monde imaginaire.

Je mange de la haine et je ne vomis pas pour vrai mais je voudrais tellement pouvoir y arriver. J’aurais voulu. Vomir. Mon coeur.

Lundi matin

octobre 3, 2007

Mon coeur est parti en voiture. Ensuite je me suis mise à entendre des bruits de moteur et je croyais qu’il revenait prendre place dans ma poitrine. Mais c’était pas la réalité. Le vrai sort de mes yeux et s’étend un peu trop. Il brise mon visage car il mêle mes traits, ils ne savent plus quoi faire pour se décrisper. J’ai franchement envie de mourir, ou peut être que les images qui jouent dans ma tête s’éteignent, effaçant les souvenirs jolis qui sont maintenant inutiles. Parce que j’ai encore perdu. Mais cette fois c’était plus, c’était trop et c’était vain.

J’ai déjà été empreinte d’une lucidité exemplaire qui me permettait de me considérer avant d’agir. Peut-être que de m’être observée dans un miroir, cette bouche trop petite pour exprimer des idées intéressantes, ces yeux miniatures trop myopes pour voir autre chose que des illusions et ces membres trop peu agiles pour bouger à leur aise… J’aurais vu l’horreur. J’ai offert à la vie une horreur de la nature pour qu’elle puisse l’utiliser pour se moquer. De sa naïveté, de son coeur, (qui n’existe plus, je vous le jure, il n’existe plus, il est parti en voiture et il ne reviendra pas) et de ses histoires.

L’important c’est d’essayer de créer l’amour. Peut importe si cette tentative inutile implique la détresse. Parce qu’il ne faut pas penser aux autres. Surtout pas aux autres qu’on veut essayer de peut-être apprécier un petit peu ou jamais. C’est un peu con. Les MOI invisibles aux yeux du coeur. Moi je veux disparaître, c’est plus poli le mot disparaître.

A un certain moment dans ma vie j’ai tellement eu mal que j’ai pleuré. J’ai eu un haut le coeur mais il n’est pas sorti par ma bouche, il est parti en voiture. Il aurait pu sortir. Mais il est parti en voiture. Pas si loin mais quand même.

Sur moi il y a du sang qui coule par des plaies qui n’existent pas, qui voudraient s’ouvrir et prétendent s’infecter. Un mal imaginaire qui s’étend sans qu’on l’aie invité mais qui crée des dommages réels irrévocables. J’ai du mal à vomir sans que ça paraisse lorsque je suis parmi une foule. Je crache de la honte qui m’asphyxie et paralyse ma gêne.

Le plus étrange c’est le bruit de cet organe qui n’existe pas mais qui prétend habiter dans ma poitrine. Parce que j’avais un cœur à cet endroit il y a quelques heures mais il est parti en voiture et il ne reviendra jamais.