J’ai pris l’autobus et il faisait chaud. C’était une journée parfaite pour pleurer anonymenent avec le tapage dans ma tête. Des guèpes voulaient entrer dans l’autobus mais rien n’est arrivé. Je déteste les guèpes. J’ai toujours peur des guepes. Dans cet autobus il y a des gens que j’ai déjà vu mais je ne les connais pas. Je les déteste quand même. Surtout ceux qui semblent heureux. Je déteste les gens heureux depuis ce matin. Ce matin ou je me suis réveillée avant le cadran et en même temps que la fin. C’était quelques heure avant que je perde mon coeur pour toujours.
Il est parti en voiture mais il ne reviendra pas. Pas cette fois. Plus jamais. il s’est probablement pendu au bout d’une corde de pendu. Peut-être qu’il n’a pas encore suffoqué. Je sais pas et ca m’importe pas.
C’est une journée parfaite pour pleurer des heures entières en reniflant d’inconfort et de honte. Avec une présence illusoire à côté de moi. Un des fantômes de mon monde imaginaire.
Je mange de la haine et je ne vomis pas pour vrai mais je voudrais tellement pouvoir y arriver. J’aurais voulu. Vomir. Mon coeur.